| Le livre |
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| Írta: Administrator | |
| 2008. március 29. | |
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Katalin Benák: Érmindszent, village natal d’Endre Ady
Le livre intitulé Érmindszent, village natal d’Endre Ady est le complément et la suite du chapitre d’Érmindszent de la monographie du comitat de Szilágy, publiée il y a plus de cent ans. Suite à l’introduction le livre présente un bref aperçu sur la situation historique et géographique d’Érmindszent.
Le livre est composé de trois grandes unités.
La première unité présente l’histoire du village à la base des documents et des notes de l’époque. Plus précisément c’est l’Historia domus rédigée par le curé catholique romain qui sert de référence pour reconstruire les événements du passé. Cette partie est suivie par le compte-rendu des procès-verbaux et des registres de l’état civil (naissances, décès, livre des fiançailles) de la congrégation calviniste. La troisième partie présente les documents et les procès-verbaux en hongrois et en roumain de la paroisse catholique grecque, plus tard orthodoxe. Elle relate l’intégration des catholiques grecs dans l’Église orthodoxe. La quatrième partie, dont le fondement est composé de notes, de pierres tombales et des récits de l’époque, présente brièvement la population israélite.
La deuxième unité correspond à des interviews, à des rétrospections quant au passé d’Érmindszent. Par le biais des souvenirs nous pouvons nous familiariser avec des événements décisifs qui jouèrent un rôle important pour le village et qui suscitent l’intérêt des gens aujourd’hui encore. Par exemple: ceux qui sont revenus d’Amérique, l’établissement des Sicules et des Roumains, la collectivisation, le conseil des peuples, le service du travail obligatoire, la production du tabac, le théâtre, l’évocation des traditions quotidiennes ou de la belle époque. Un des lieux les plus révélateurs de l’évocation des souvenirs se trouve dans les cimetières où les stèles de bois et les pierres tombales parlent d’elles-mêmes, et où le passé se joignant au présent évoque le futur.
La troisième grande unité apporte une importante contribution à la littérature d’Ady. Ce chapitre est une aide précieuse pour tous ceux qui s’intéressent à la littérature d’Ady en ce sens qu’il apporte des données les plus récentes relatives à la période passée à Érmindszent par Endre Ady. Ce chapitre contient également des documents inédits. La richesse de cette période passée à Érmindszent est présentée par la liste des oeuvres qu’il écrivit dans son village natal, qu’il s’agisse de poèmes, de nouvelles ou d’articles. Dans la plupart des cas on a réussi à identifier les héros d’Érmindszent qui avaient servi de modèles pour telles ou telles créations. C’est dans ce cadre que fut publiée pour la première fois l’interview effectuée par la spécialiste d’Ady, Erzsébet Vezér, l’interview de l’ancienne gouvernante de la famille Ady dont le petit fils est le directeur et l’intendant de l’actuel Musée Ady. Ce sont surtout les anciens qui se souviennent d’Endre Ady avec affection, ceux qui ont beaucoup entendu parler du poète d’esprit inquiet, toutefois ouvert et bienveillant. En lisant ces histoires un monde sera évoqué qui cache des milliers de miracles du village d’il y a cent ans. Un monde qui anima la fantaisie d’Endre Ady. C’est grâce à lui que nous pouvons recevoir une image authentique d’une époque qui fut selon le souvenir des anciens comme une „petite Hongrie”, avec tout ce qui est beau, bon et difficile aussi.
Le volume offre une riche matière lexicale au lecteur sur les descendants de plus de cent trente familles nobles, d’illustres personnages, attachés à Érmindszent. Une glose recueille les expressions qui caractérisent l’Érmellék. Une carte présentant les hauts lieux d’Érmindszent permet aux lecteurs d’identifier le lieu et les personnages de tel ou tel récit d’Ady, tout en indiquant les curiosités actuelles du village. Le livre s’est enrichi et s’est embelli d’un bon nombre de photos brunies et de couleurs, illustrations de la fuite du temps.
Le livre relatant le passé de ce petit village datant de plus de sept cents ans – ce qui est attesté par des documents écrits – touche l’homme, sert de mémento pour la survie, et la localité est rendue immortelle par l’amour de ses habitans et de ceux qui s’y rendent en pèlerinage. Pendant la lecture du livre une douzaine de souvenirs nous touchent comme si nous en avions vécu nous-mêmes les horreurs et les plaisirs. Et ô combien nous comprenons comment Endre Ady, natif de ce petit village de Szilágyság, put-il devenir un des talents les plus prestigieux de la littérature hongroise. Nous comprenons également pourquoi il fut un fauve poursuivi, comment il put aussi être débordant d’affection, enfin pourquoi il se décomposa dans les orages de la vie.
„Je n’ai jamais voulu Uniquement pour un autre les biens d’autrui, Je n’ai jamais marché dans l’orage Uniquement pour l’orage. J’ai recherché dans le combat La part honnête De mon coeur honnête.”
(Endre Ady: Je peux enfin m’arrêter)
Le livre aide à comprendre la philosophie, la vie et les oeuvres d’Endre Ady et il nous mène vers les hommes merveilleux de la vallée de „Magura”. Ils prêchent à la porte de l’éternel et du fragile, ils sourient à travers leurs larmes, ils espèrent et ils nous enlacent affectueusement de leurs bras afin que nous devenions unis dans l’éternité.
02.02. 2008.
Dr. Michael Bácskai
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